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Publié par Patrick GAMACHE

Pierre Barnérias, journaliste et producteur (24 ans de carte de presse), a réalisé le film qui montre que les photos du 24 mars ont été truquées. Il témoigne :

"L'idée de départ était simplement de faire une vérification. Mon intention était juste de savoir si ces clichés étaient truqués ou pas. Je me foutais de savoir combien de personnes avaient manifesté et je n'ai strictement aucun lien avec les manifestants pro ou anti. Tous les laboratoires contactés ont relevé des retouches sur ces images extraites d'une vidéo aérienne.

Quels points précis ces labos mentionnent-ils ?

Après avoir fait quelques examens, ils ont montré qu'il y avait un peu de fumée quand l'image était pixellisée (numérisée). En réalisant des gros plans sur la mire (l'empreinte vidéo des images), ils remarquent qu'il y a des différences de définitions selon les zones, comme s'il y avait eu des sortes de coups de pinceaux. C'était assez saisissant.

Qui avez-vous contacté au-delà de ces labos étrangers ?

J'ai rencontré les pilotes de la sécurité civile qui m'ont donné l'impression très vite d'avoir regretté de m'avoir ouvert la porte. Quand je les ai interrogés sur la manif du 24 mars, ils m'ont bien fait comprendre que je n'étais pas le bienvenu. Or, je demandais simplement à voir les originaux et à comprendre. Mais j'ai vraiment ressenti qu'il y avait un profond malaise. Cela se voyait sur les visages. Pour moi qui ai l'habitude d'insister, c'était évident. [pour mémoire, mon post ce jour-là, NDMJ]

Qu'attendiez-vous du pilote de l'hélicoptère ?

Je voulais savoir ce qui s'était exactement passé avec ces images après le survol de la manifestation. Il y a une zone d'ombre entre le retour de l'hélico jusqu'au lendemain midi, heure à laquelle le service presse de la préfecture de police a récupéré un DVD compressé. [...]

J'avais obtenu un rendez-vous au labo photo de l'AFP où l'expert et le rédacteur en chef ont constaté que les clichés en question n'avaient pas l'air naturel. Quand, aujourd'hui, j'entends certains avancer l'idée qu'un logiciel tungstène défectueux serait à l'origine du problème, je suis ulcéré (ndlr : une question semble posée aujourd'hui sur le rôle exact de France Info dans la contre offensive médiatique de la préfecture). Finalement, le plus important est là : je détiens une preuve irréfutable et formelle de ces retouches. La preuve scientifique existe. Et je suis scandalisé par l'attitude de certains journalistes dans ce dossier. Nous ne faisons pas le même métier.

Qui vous a reçu à la préfecture de police ?

J'ai eu droit à tous les honneurs deux semaines après avoir demandé un rendez-vous. J'ai été reçu par le directeur de cabinet du préfet et six membres du service de la communication de la préfecture de police. Certains se sont énervés. Et j'ai senti une grosse pression. Ils ont bien vu que je n'avais pas été convaincu par leurs explications. Ils m'ont juste dit que les images tournées avaient été compressées pour entrer dans un DVD."

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