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Publié par Patrick GAMACHE

Le fait religieux s'installe dans le débat français, ce dont nous ne pouvons que nous réjouir. Il nous encourage à continuer notre combat : politique et catholique sont donc encore demain appelés à rimer.

Le pape Benoît XVI n'est pas pour rien dans cette prise de conscience et dans cette mobilisation. En 2002, encore Cardinal Ratzinger, il avait interpellé les catholiques, dans sa note doctrinale à propos des questions sur l'engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique :

« ... la conscience chrétienne bien formée ne permet à personne de favoriser, par son vote, la mise en acte d'une loi ou d'un programme politique dans lequel les contenus fondamentaux de la foi et de la morale sont détruits par la présence de propositions alternatives ou opposées »

Comme beaucoup de ses prédécesseurs il faut le dire, il avait appelé les catholiques à ne pas dédaigner les affaires temporelles, certes dans le cadre étroit du laïcisme des états qui, s'adressant seulement aux individus, n'accordent dorénavant à l'Eglise ou à sa philosophie, aucun droit dans les affaires politiques nationales ...la séparation des pouvoirs l'emportant sur la distinction des pouvoirs.

Dans son discours du 30 mars 2006 à des euro-parlementaires le pape avait enfoncé le clou en précisant, toujours dans le même esprit que :

« L'objet principal des interventions de l'Eglise dans le débat public porte sur la protection et la promotion de la dignité de la personne et elle accorde donc volontairement une attention particulière à certains principes qui ne sont pas négociables.

Parmi ceux-ci, les principes suivants apparaissent aujourd'hui de manière claire :

1 - la protection de la vie à toutes ses étapes, du premier moment de sa conception jusqu'à sa mort naturelle

2 - la reconnaissance et la promotion de la structure naturelle de la famille - comme union entre un homme et une femme fondée sur le mariage - et sa défense contre des tentatives de la rendre juridiquement équivalente à des formes d'union radicalement différentes qui, en réalité, lui portent préjudice et contribuent à sa déstabilisation, en obscurcissant son caractère spécifique et son rôle social irremplaçable

3 - la protection du droit des parents d'éduquer leurs enfants.

Ces principes sont inscrits dans la nature humaine elle-même et ils sont donc communs à toute l'humanité. L'action de l'Eglise en vue de leur promotion n'est donc pas à caractère confessionnel, mais elle vise toutes les personnes, sans distinction religieuse. Inversement, une telle action est d'autant plus nécessaire que ces principes sont niés ou mal compris, parce que cela constitue une offense contre la vérité de la personne humaine, une blessure grave infligée à la justice elle-même. »

 

Force est de constater que l'UMP (et beaucoup d'autres) ne respecte aucun des points non négociables !

 

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