La programme du MPF

Les 5 missions des députés MPF

1) Ils veilleront scrupuleusement à ce que les engagements électoraux de droite pris pendant la campagne présidentielle soient réellement appliqués.

2) Ils bloqueront les propositions empruntées à la gauche (droit de vote des étrangers, Contrat d’union civile pour les couples homosexuels, libéralisation de l’euthanasie) ou celles qui sont d’inspiration communautariste (financement public des mosquées, discrimination positive, etc.).

3) Ils feront entendre une voix forte et courageuse pour une grande politique familiale et le renouveau des valeurs civiques.

4) Ils exerceront une mission de vigilance pour éviter tout recul en cas de bras de fer avec la gauche, la rue ou les syndicats qui bloquent les réformes dont notre pays a tant besoin.

5) Ils défendront le «non» du peuple français en rejetant toute nouvelle Constitution ou tout traité qui ne serait qu’un «copié-collé» des dispositions contenues dans la Constitution européenne rejetée massivement par les Français le 29 mai 2005.

Les 3 vigilances des députés MPF

I) Défendre le «non» des Français à la Constitution européenne et à l’entrée de la Turquie dans l’Europe. Promouvoir une Europe respectueuse des Peuples et imposer la baisse de la TVA dans la restauration.

II) Promouvoir la vie et les familles. Instaurer un Revenu parental d’éducation de 1000€ net par mois. S’opposer à l’adoption d’enfants par les homosexuels et soutenir le mariage fondé sur l’union d’un homme et d’une femme.

III) Soumettre l’islam radical aux lois républicaines afin de lutter contre le communautarisme et protéger les musulmans modérés des influences intégristes. Mettre fin aux mariages forcés et à la polygamie. S’opposer au financement public des mosquées qui porte atteinte à la laïcité.

Les 10 priorités des députés MPF

1) Lutter contre l’insécurité et contre les violences aux personnes, qui ont augmenté de 13,9% depuis 2002, en punissant plus sévèrement les mineurs délinquants.

2) Promouvoir les repères civiques et moraux et tourner l’école vers le respect, l’effort, la discipline et le patriotisme.

3) Lutter contre les délocalisations en faisant instaurer des tarifs douaniers aux frontières de l’Europe pour protéger le travail de la concurrence des pays à bas salaires.

4) Augmenter le pouvoir d’achat en lançant un grand plan de baisse des impôts et en supprimant les 35 heures obligatoires.

5) Augmenter les petites retraites en abrogeant les régimes spéciaux et en alignant le régime des fonctionnaires sur celui des salariés du privé.

6) Soutenir les PME, les artisans et les commerçants en baissant les charges de 50% et en exonérant de charges sociales les heures supplémentaires.

7) Réduire les dépenses de l’Etat en ne remplaçant qu’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite et en mettant fin aux 100 milliards d’euros de gaspillages.

8) Proposer les grandes réformes par référendum afin de mettre fin aux blocages des syndicats et instaurer un service minimum en cas de grève.

9) Maîtriser l’immigration en rétablissant les contrôles aux frontières et en engageant une grande politique de Co-développement avec les pays pauvres.

10) Faire de l’assimilation une priorité nationale en réformant le code de la nationalité, en créant un «Service patriote» obligatoire, en s’opposant à la discrimination positive et au droit de vote des étrangers.

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Mardi 8 mai 2012 2 08 /05 /Mai /2012 08:00

L'analyse d'Ivan Rioufol :

"Les électeurs du FN, en s’abstenant ou votant blanc, ont fait perdre la droite qui est redevenue la plus bête du monde : alors que le pays est culturellement et sociologiquement à droite, la majorité vient de payer son incapacité à s’adresser au peuple perdu. Les principaux leaders de l’UMP, qui ont cru malin de faire la fine bouche devant l’électorat de Marine Le Pen et ses inquiétudes, sont coresponsables de l’échec de Nicolas Sarkozy (48,38% contre 51,62% à François Hollande), le candidat vaincu payant lui-même ses promesses non  tenues en 2007.  Il est de bon ton dans les médias de critiquer la "ligne Buisson", du nom du conseiller présidentiel qui  avait convaincu le candidat de faire, à côté de ses discours peu mobilisateurs sur le désendettement et le rapprochement franco-allemand, une campagne sur la défense de l’identité française. Je pense, pour ma part, que cette ligne était la bonne et qu’elle a permis à Sarkozy de faire une belle remontée jusqu’à espérer gagner au second tour. Mais cette stratégie à été décidée trop tard, laissant deviner un manque de conviction du candidat. Les réticences de nombreux ténors de la majorité à parler immigration ou communautarisme ont pu convaincre aussi de l’insincérité de la posture de Sarkozy.

Une anecdote : le 6 mai 2011, soit un an jour pour jour avant sa défaite, j’avais fait partie de la délégation d’un club de réflexion reçue par le chef de l’Etat à l’Elysée.  Après avoir reconnu l’existence chez les Français d’un besoin "d’enracinement", Il avait exposé les quatre sujets qu’il entendait décliner : la protection sociale, la revalorisation du statut des enseignants, les relations avec l’Allemagne, et Internet, cette société virtuelle qu’il entendait "civiliser". M’étonnant qu’il ne dise pas un mot des problèmes liés à l’identité française et à l’immigration de peuplement, il avait expliqué qu’il entendait laisser à son ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, le soin de traiter ces sujets, visiblement subalternes pour lui. J’étais ressorti de cette brève (et unique) entrevue avec la sensation d’avoir eu en face de moi un homme aux préoccupations fluctuantes et déroutantes. C’est, me semble-t-il, ce sentiment qu’ont voulu exprimer hier ceux qui n’ont pas été convaincus par ses derniers discours à la gloire la France éternelle et de ses racines chrétiennes. Je le regrette".

Par Patrick GAMACHE - Publié dans : Présidentielles 2ème tour
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Lundi 7 mai 2012 1 07 /05 /Mai /2012 09:45

Les résultats du 2ème tour de l'élection présidentielle montre très clairement que la commune est à droite. Rappelons que la municipalité actuelle (gauche et extrême-gauche) doit sa victoire à une triangulaire. Pour mémoire, le candidat UMP Jean-Pierre Philippe (mari de NKM et ex maire socialiste dans l'Isère) avait maintenu sa candidature alors qu'il était arrivé en 3ème position, loin derriere la liste divers-droite d'intérêt local.

 

Résultats* 2nd tour
  

  Nombre % Inscrits % Votants
Inscrits 4 324    
Abstentions 716 16,56  
Votants 3 608 83,44  
Blancs ou nuls 180 4,16  4,99
Exprimés 3 428 79,28  95,01
Liste des candidats Voix % Exprimés
M. François HOLLANDE 1 503 43,84
M. Nicolas SARKOZY 1 925

56,16

Par Patrick GAMACHE - Publié dans : Actualité de Longpont sur Orge
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Lundi 7 mai 2012 1 07 /05 /Mai /2012 09:41
La journée d'hier est une des plus funestes de l'histoire de notre pays

La victoire de la gauche entraînera presque inévitablement des régressions sociétales considérables, sans précédent depuis la loi Veil de 1974. La tragédie est d'autant plus aiguë qu'elle était évitable, la gauche étant minoritaire en France.

Sa victoire probable aux législatives livrerait la France à une situation inédite de domination presque sans contre-pouvoir. Même en 1981, la droite et le centre conservaient le contrôle du Sénat et des plus grandes agglomérations. L'absence d'élections avant les municipales et les européennes de 2014 ouvre un long tunnel pendant lequel la gauche sera détachée des conséquences électorales de sa politique.

Un enjeu des législatives sera d'éviter le risque - très réel - que la gauche ne dispose d'une majorité des 3/5e au Congrès, ce qui lui permettrait de modifier la Constitution à sa guise.

Les catholiques face aux attaques à venir contre les "principes non-négociables"

Bridée sur le plan économique, la gauche orientera sa virulence sur le domaine sociétal. Elle est presque certaine de faire adopter deux mesures particulièrement inacceptables: la dénaturation du mariage et la légalisation de l'euthanasie.

Il ne suffira pas aux catholiques de s'y opposer, mais il nous faudra viser avant tout le retour à des lois acceptables en cas d'alternance. Le défaitisme qui a suivi la loi Veil ou la mobilisation en feu de paille lors du PACS sont des exemples à ne pas suivre.

En outre, les catholiques devront faire preuve d'unité face aux menaces pesant particulièrement sur la liberté d'éducation. Les attaques prévisibles contre le hors-contrat ou l'école à domicile - voire le scoutisme libre - doivent susciter les réactions de l'ensemble des catholiques, et non des seules familles concernées, car une fois le principe de liberté encore affaibli, tous en pâtiront.

L'avenir des droites

La campagne du président sortant a esquissé - rhétoriquement du moins - une synthèse des trois composantes de la droite de conviction:

  • La droite régalienne (Schengen, immigration, sécurité...)
  • La droite chrétienne (affirmation du mariage et refus de l'euthanasie, reconnaissance des racines chrétiennes de la France et de l'Europe...)
  • La droite économique et fiscale ("règle d'or", ...)

La redéfinition (hypothétique, même en cas de victoire) de l'action gouvernementale et de l'identité de l'UMP autour de ces trois piliers aurait représenté un virage de toute première importance. 

L'aile gauche de l'UMP ne s'y est pas trompée et n'a pas attendu pour mettre la responsabilité de la défaite sur ce qu'ils appellent cette "stratégie droitière" (Dominique Paillé, Koz, David-Xavier Weiss...). 

Ils se trompent lourdement, et suivre leurs conseils de "recentrage" conduirait l'UMP dans une impasse.

a) L'échec de M. Sarkozy est dû à son action pendant 5 ans, et non à sa campagne. Le graphique ci-dessous met en lumière le poids du traité de Lisbonne dans la défiance des Français. Rappelons en outre, comme l'a fait remarquer le blog ILYS, qu'aucun exécutif sortant n'a été reconduit en France depuis 1978. L'échec de M. Sarkozy est donc la "normale", que la "stratégie droitière" n'est pas passée loin d'éviter. Avec une stratégie "chiraquienne", M. Sarkozy aurait bien pu ne pas dépasser le premier tour.

Courbeb) Avant sa campagne, M. Sarkozy accusait un retard de 15 à 20 points (jusqu'à 24 points en 2011). Il finit avec un écart de 3 points seulement. La courbe ci-dessous montre que la période de plus forte croissance de ses intentions de vote correspond à la plus forte visibilité de cette stratégie, entre les deux tours.

StratSarko
c) Les voix qui ont manqué à M. Sarkozy ont été des voix de droite. La "majorité silencieuse" sur laquelle comptait M. Sarkozy est bien majoritaire. Si le report de voix de Mme Le Pen vers M. Sarkozy s'était fait dans les mêmes proportions que celles de M. Mélenchon vers M. Hollande (c'est-à-dire de l'ordre de 8 sur 10 au lieu de 5 sur 10), M. Sarkozy l'aurait emporté confortablement. Le nombre de bulletins blancs ou nuls est à lui seul le double de l'écart entre MM Sarkozy et Hollande.

Il est donc urgent non pas de relancer la "machine à perdre" chiraquienne comme le conseillent de bons prophètes, mais de la briser en améliorant le report de voix à droite.

Ces dernières années avaient vu une évolution dans la position de l'UMP à cet égard, puisqu'elle est passée d'une soumission à la doctrine du "front républicain" imposée par la gauche à un (presque) "ni-ni": une neutralité en cas de duel gauche-FN. C'est un progrès réel, qui est aujourd'hui compromis par le risque de reprise en main de l'UMP par son aile gauche, et parmi les électeurs par les rancunes qu'aura pu créer la responsabilité de Mme Le Pen dans la victoire de M. Hollande.

L'addition des voix de droite est pourtant plus nécessaire que jamais. Il ne s'agit pas tant de parvenir - notamment au niveau national - à une "union" ou à une "alliance", mais à une normalisation des rapports entre l'UMP et le FN: une relation qui soit le reflet de leurs différences programmatiques réelles et non fantasmées.

6 électeurs de l'UMP sur 10 - et autant au FN - soutiennent une entente entre ces partis, se montrant en cela plus sages que leurs dirigeants. La démocratisation promise de l'UMP - création de courants ("mouvements"), primaires - devra être l'occasion de faire entendre cette majorité silencieuse du peuple de droite.

Par Patrick GAMACHE - Publié dans : Présidentielles 2ème tour
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Samedi 5 mai 2012 6 05 /05 /Mai /2012 15:32

Voici les liens vers les posts de ces derniers jours :

Réflexions sur le vote en faveur de Nicolas Sarkozy :

 

Réflexions sur le devoir de voter et le vote blanc :

 

Réflexions autour de la dangerosité de François Hollande :

 

En tout état de cause, le rôle des catholiques ne se limite pas au scrutin électoral. Espérons que l'énergie développée durant ces quelques jours se retrouve dans la promotion quotidienne des principes non-négociables.

Par Patrick GAMACHE - Publié dans : Présidentielles 2ème tour
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Samedi 28 avril 2012 6 28 /04 /Avr /2012 09:42

Analyse de Jeanne Smits dans Présent d'aujourd'hui :

"La campagne « à droite toute » de Nicolas Sarkozy lui coûte-t-elle des intentions de vote ? C’est ce que voudraient faire croire de nombreux médias, à commencer par L’Express qui dénonce son « effet contre-productif dans les sondages » et Le Point qui accuse carrément le président-candidat d’avoir choisi « la politique de la terre brûlée ». Et les sondages suivent les sondages, donnant – avec leur coutumière « précision » – Nicolas Sarkozy battu de 8, 9 ou 10 points, Hollande vainqueur avec 54, 54,5 ou 55 % des voix.

Hollande est décidément le candidat des médias.

Les mêmes médias ne posent pas une fois la question de savoir si la droitisation du discours de Nicolas Sarkozy, plutôt que le rejet, ne rencontre pas plutôt l’incrédulité des électeurs – car il est facile de le confronter à son bilan (...)

L’affolement est à la fois dicté par la peur de la défaite et par la persistance de l’idéologie qui empêche les adversaires de la gauche d’unir leurs forces. La droite parlementaire reste tétanisée à l’idée de reprendre ne serait-ce qu’une idée au FN (...)

Qu’on le veuille ou non, cette situation crée un nouveau piège pour la droite nationale et les électeurs soucieux de défendre les points non négociables, où Sarkozy représente un « moindre pire » que François Hollande qui cherchera rapidement à légaliser l’euthanasie et le mariage homosexuel, à rendre l’accès à la contraception gratuit et anonyme pour les mineures, et qui veut étendre et rembourser à 100 % l’avortement.

L’échec de Sarkozy sera instrumentalisé – la classe politique et les médias s’y emploient déjà – pour rejeter tout ce qui dans ses paroles vise à séduire la droite de conviction.

L’équipe de campagne de Sarkozy vient de prendre la peine – cela mérite d’être souligné – de répondre aux questions du groupe « Catholiques en campagne » qui ont interrogé tous les candidats sur les « points non négociables », l’identité, l’immigration, la laïcité. Le candidat Sarkozy y renouvelle ses appels du pied, son opposition à l’euthanasie, le rôle des parents dans l’éducation et leur droit de choisir l’école, va jusqu’à dire qu’il faut prévenir l’avortement « par un accompagnement des femmes enceintes afin que celles qui souhaitent mener leur grossesse à terme puissent le faire, même lorsqu’elles sont dans des situations familiales, économiques ou sociales difficiles ».

Il ne s’agit pas d’être dupes d’un discours électoral, mais de constater vers quelle direction il se tourne, alors que les promesses de François Hollande, volontaristes, vont dans la direction opposée. Il s’agit peut-être aussi de saisir la balle au bond, et de se réjouir de ce que des préoccupations données pour ringardes et dépassées aient acquis un véritable poids électoral."

Par Patrick GAMACHE - Publié dans : Pour une Vraie Droite
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Samedi 28 avril 2012 6 28 /04 /Avr /2012 09:40

Lu ici :

"La situation de la droite actuelle en France est assez affligeante. Alors que la gauche arrive à se soutenir tout en s’étripant, la droite au sens large devient peut-être un peu plus polie mais continue à refuser tout arrangement électoral. Nous savons que le véritable salut ne peut pas venir des urnes. Mais la situation actuelle semble nous conduire vers le pire, en livrant tout le pouvoir à la gauche, dans un véritable suicide collectif de droite.

Tous coupables
Il est de bon ton de reprocher à la droite parlementaire son ostracisme vis-à-vis du FN. Et ce reproche est certes tout à fait fondé
. Mais c’est oublier un peu vite que le FN aussi, de son côté, ne manque pas de mettre de l’huile sur le feu : c’est Jean-Marie Le Pen lui-même qui a refusé une alliance de fait aux élections régionales de 1998.

A tout péché miséricorde
Si tous sont coupables, qui fera le premier pas ?

Pour sortir de cette situation, il faudrait à la fois un grand sens de la justice et un grand sens du pardon. Sens de la justice, car chacun a des choses à reprocher à l’autre, même s’il semble que le FN a plus de choses à reprocher à la droite que l’inverse. Sens du pardon, pour ne pas ressasser indéfiniment les mêmes griefs, et arriver à une courtoisie constructive.

Et si cela ne se fait pas ?
Sans un minimum d’accord à droite, Sarkozy ne peut pas être élu, et les députés seront très majoritairement de gauche, surtout avec le nombre de triangulaires annoncées.
Et il n’est pas du tout certain que cela provoquera une véritable rupture à droite : qui peut raisonnablement penser que le FN pourra devenir majoritaire, même avec l’appui de certaines personnalités de droite ?
En tout cas, la gauche pourra casser beaucoup de choses en cinq ans, et il n’est pas sûr que ce sera réparable : qui osera revenir sur la régularisation ou la naturalisation des allogènes ?

Tout le monde y perdra
Le FN veut peut-être « punir » la droite en la faisant perdre. Mais le FN n’y gagnera rien, en tout cas pas à court terme, et sans doute pas à moyen terme non plus. En particulier, il risque de n’avoir quasiment aucun député. Si j’étais un électeur de Sarkozy, un de ces millions de braves gens qui ont un bon fond mais qui lisent trop le Figaro et pas assez Présent, quelle serait mon attitude si Marine n’appelle pas à voter Sarkozy le 6 mai ? Si Sarkozy gagne quand même, je me dirais que l’UMP a gagné tout seul, et qu’il peut bien continuer à gagner tout seul. En cas de duel FN – Gauche, il est probable que je ne me sentirais peu concerné. Si Sarkozy perd, je crierai vengeance ! C’est à cause de Marine que Sarkozy a perdu, je vais le faire payer au prix fort ! Jamais je ne voterai pour un candidat FN, qui joue le jeu de l’ennemi ! Donc pas (ou très peu) de députés FN.

Et quelle pourrait être au contraire mon attitude si Marine soutient Sarkozy ? Une attitude qui sera forcément marquée par une certaine reconnaissance. En cas de victoire, je saurais que cette victoire lui est due en partie, et donc je serais enclin à renvoyer un peu l’ascenseur. Finalement, « ces gens-là » ont un meilleur fond que ce que je pensais. Et si nous perdons, je n’aurais rien à reprocher au FN, je pourrais même me dire qu’avec un peu de chance une majorité « droite + FN » peut arriver au Parlement et gêner le pouvoir socialiste, donc tout n’est pas perdu.

Et donc ?
Mélenchon n’a demandé aucune contrepartie au PS pour donner son soutien, mais il sait qu’il aura quand même une contrepartie. Il faut que Marine ait encore plus de courage et de sens de la France : pour éviter cinq années de malheurs à notre pays, elle doit soutenir Sarkozy. Même unilatéralement. Même avec toutes les réticences oratoires possibles. Elle doit le faire, et non pas laisser chaque électeur le faire « en conscience ». Elle doit le faire en tant que chef, sinon elle n’en retirera rien pour elle ni pour le Front en tant que tel. En le faisant, elle aidera sans doute un peu Sarkozy, mais surtout elle parachèvera son travail de dédiabolisation. C’est le seul moyen pour le FN d’exploiter sa victoire du premier tour. Sans cela, le FN n’aura pas de députés, il ne pèsera sur rien, et ses électeurs finiront par se lasser d’un parti avec lequel on n’arrive à rien. Il faut des députés FN. Il faut que le FN joue un rôle. Sinon le score du premier tour n’aura pas eu de suite concrète. Et l’ensemble « naturalisations + droit de vote aux étrangers » diluera mécaniquement le vote FN.

"Une France à droite, totalement dirigée par la gauche", cela peut mener à la même chose qu' "une France catholique menée par des anticléricaux" entre 1880 et 1914... avec les résultats que l'on sait..."

Par Patrick GAMACHE - Publié dans : Pour une Vraie Droite
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Vendredi 27 avril 2012 5 27 /04 /Avr /2012 10:56

Nicolas Sarkozy a répondu au questionnaire de Catholiques en Campagne.

Parmi les réponses, il se prononce sans ambiguîté sur le respect de nos traditions, contrairement à ce que pratique la municipalité d'extrême gauche de Longpont sur Orge.

Extrait :

Question de Catholique en Campagne :

Le principe de laïcité suppose-t-il d’aller jusqu’à éliminer de nos pratiques, habitudes et références culturelles et historiques :
a. les manifestations du type crèche de Noël,
b. la restauration des églises et édifices religieux,
c. le poisson le vendredi dans les collectivités,
d. le chômage des fêtes religieuses,
e. la commémoration des personnages historiques catholiques ?

Réponse de Nicolas Sarkozy :

La laïcité ne signifie pas la négation de notre passé, de nos racines. Je revendique pour la France le droit de défendre ses valeurs, sa culture, sa langue, son modèle républicain, son identité. Parce que défendre son identité, défendre sa civilisation, ce n’est pas honteux, c’est légitime. Quand on oublie d’où l’on vient et qui l’on est, comment peut-on savoir où l’on va ?

Par Patrick GAMACHE
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Jeudi 26 avril 2012 4 26 /04 /Avr /2012 10:38

De Guillaume Roquette dans Valeurs actuelles :

"Au vu de son score de dimanche, Marine Le Pen se serait sans doute qualifiée pour le second tour si Nicolas Sarkozy n’avait pas choisi de faire une campagne régalienne. C’est la grande leçon de ce premier tour : la France s’ancre à droite. Elle délaisse un François Bayrou et ses ambiguïtés centristes.

Elle préfère le Front national à un Front de gauche qui déconnecte crise sociale et immigration. Elle refuse au président sortant la première place, pour lui faire payer les espoirs déçus de 2007. Rien de tout cela ne nous surprend ; nous répétons depuis cinq ans que Nicolas Sarkozy perd de ne pas être suffisamment l’homme de son camp. Il lui reste dix jours avant le second tour pour convaincre qu’il a enfin compris le message, qu’il a définitivement renoncé à l’ouverture à gauche, aux promesses non tenues et aux réformes en trompe l’oeil. Dix jours pour répondre à la question que se posent les 8 millions d’électeurs qui lui manquent : “Pourquoi ferait-il demain ce qu’il n’a pas fait hier ? ”"

Par Patrick GAMACHE - Publié dans : Présidentielles 2ème tour
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Jeudi 26 avril 2012 4 26 /04 /Avr /2012 10:35

Ce matin, sur RTL, Eric Zemmour, réagissait à la dernière Une du journal communiste, lui rappelant sa propre histoire, quand L'Humanité, en 1940 négociait sa parution avec l'Allemagne, alors alliée de l'Union Soviétique, et condamnait ceux qui osaient poursuivre le combat.

Par Patrick GAMACHE - Publié dans : Présidentielles 2ème tour
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Mardi 24 avril 2012 2 24 /04 /Avr /2012 22:01

Après l'ouverture à gauche, l'ouverture à droite pour l'UMP ?

Un sondage d'OpinionWay Fiducial pour Les Echos et Radio Classique révèle que 64% des électeurs de Nicolas Sarkozy sont favorables à un tel accord. Cette proportion élevée s'expliquerait par la volonté de l'électorat UMP de voir son candidat gagner à tout prix, selon le directeur des études politiques et d'opinion d'OpinionWay Bruno Jeanbart. Il y voit aussi le "signe que cette alliance n'est plus un sujet tabou", que "Marine Le Pen a réussi à modifier l'image du FN", et que "l'électorat de droite traditionnelle s'est radicalisé". Les électeurs de Marine Le Pen ne sont que 41% à refuser une telle alliance.

De toute évidence, Nicolas Sarkozy a besoin des électeurs de Marine Le Pen pour gagner. Mais l'inverse sera vrai également aux législatives : les candidats du FN auront besoin des électeurs de Nicolas Sarkozy pour espérer être élus. Sortira-t-on du "front républicain" ?
Par Patrick GAMACHE
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